samedi 21 mai 2011

Semaine du 21 au 29 mai 2011 – 5ème Dimanche de Pâques Année Matthieu A

« Autorité partentale et amour »

L’éducation (du latin « educare » : sortir de, Exode), vise à confronter les possibles de l’enfant, du nouveau-né, à une limite, une règle.
Cela est d’autant plus important que nous vivons dans des sociétés où prédominent l’immédiateté, la spontanéité, qui excluent toutes règles, les seules limites étant celles, par exemple, dans la vie affective, de la crainte de la maladie ou de la violence.
L’éducation conduit vers un but, le bonheur et utilise pour cela un chemin, la confiance.
L’éducation est un chemin de patience qui se veut long, progressif, par petites touches.
Les parents auront de la sérénité dans l’accompagnement de leurs enfants et des certitudes dans les orientations qu’ils leur font prendre. Ils leur transmettent la vertu de force, celle qui permet à la volonté d’agir selon la droite raison. La répétition des efforts conduit à la joie de progresser. Cependant, ces efforts ne doivent pas être un absolu et il convient toujours d’en rappeler le sens.
L’autorité est trop souvent perçue comme une « soumission » verticale (autorité de l’état, du chef sur ses troupes). Or, obéir vient du latin « obedire : celui qui écoute). Ainsi l’exemplarité est le moteur
le plus puissant de l’éducation. L’éducation est constante (24h/24), alors que beaucoup considèrent actuellement que l’éducation, c’est l’école et que la famille, c’est le loisir. Or, accompagner l’enfant dans les frustrations éducatives constitue l’exercice principal et moyen efficace de l’éducation.
St François de Sales, « chantre de l’éducation des petits pas », écrivait : « sans affection, pas de confiance, sans confiance, pas d’éducation », « commander avec douceur pour rendre aimable l’obéissance ».
L’éducation est un devoir des parents ; les enjeux sont essentiels car la famille est la première cellule sociale et politique de la société.

D’après une conférence de François-Xavier Clément